Notre dictionnaire
Cadavre :
Le cadavre est ce qui reste du corps après la mort.
Columbarium :
Le Columbarium est un lieu (le plus souvent dans un cimetière) où sont déposées les urnes contenant les cendres des morts.
Deuil :
D'une manière générale le deuil permet de surmonter un événement critique de la vie. Il est souvent associé à la mort : La mort d'une image parfaite des parents lorsque ceux-ci divorcent, la mort de la confiance en une personne, la mort d'une relation amoureuse lors d'une séparation, la mort de quelqu'un.
Le deuil nécessite souvent le soutien d'autrui faisant preuve de sympathie (« sympathie » signifie « souffrir avec »).
Le deuil peut être réalisé par le biais de tous moyens d'expressions créatives (les monuments, les arts...). Ainsi, l'évènement n'est pas oublié mais commémoré et la douleur qu'il a suscitée s'atténue voire disparaît.
Euthanasie :
À l'origine, l'euthanasie désigne l'acte mettant fin à la vie d'une autre personne pour lui éviter l'agonie.
Dans une acception plus contemporaine et plus restreinte, celle retenue par le Petit Larousse, l'euthanasie est décrite comme une pratique visant à provoquer la mort d'un individu atteint d'une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales et/ou physiques intolérables, particulièrement par un médecin ou sous son contrôle.
On emploie le mot aide au suicide pour désigner le fait de fournir un environnement et des moyens nécessaires à une personne pour qu'elle se suicide quelque en soient les motivations. Dans ce cas, c'est le "patient" lui-même qui déclenche sa mort et non une autre personne, ceci constitue une preuve de sa volonté de mourir qui distingue le suicide de l'euthanasie ou d'un meurtre déguisé. Un autre usage abusif du mot est son application aux soins palliatifs, qui ne visent jamais à hâter le décès ou éviter le prolongement de l'agonie des patients même si, pour soulager la douleur, il arrive aux soignants d'user de doses d'analgésiques ou d'antalgiques risquant d'anticiper la mort.
Médecine légale :
La médecine légale est une spécialité de la médecine ayant trait, entre autres, à l'activité thanatologique, dont le principal support est l'autopsie ainsi qu'aux aspects légaux des pratiques médicales s'appuyant sur les législations dont dépendent les médecins.
En collaboration avec la justice, le médecin légiste donne ses conclusions sur les causes de la mort dans les cas de morts suspectes. L'ensemble des médecins est concerné par les lois, les directives, les conventions et surtout le code de déontologie de leur profession qui s'applique à leur champs d'activité. La justice fait régulièrement appel aux professionnels médicaux pour des expertises et inversement les médecins sollicitent la justice pour obtenir leur concours dans la prise en charge des malades.
Mort :
La mort d’un être vivant est l’arrêt irréversible de ses fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d’un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l’organisme mort sous l’action de bactéries ou de nécrophages.
Selon l’organisation mondiale de la santé animale, la mort désigne la disparition irréversible de l’activité cérébrale mise en évidence par la perte des réflexes du tronc cérébral.
Obsèques :
Les obsèques (ou funérailles) sont un ensemble de gestes et de paroles accompagnant l'agonie puis la mort d'un être humain.
Les anthropologues considèrent généralement que les rituels funéraires sont un des fondement ou critères du passage à l'humanité.
Ces rites semblent relever depuis toujours de la religion, mais la reconnaissance dans le monde contemporain d'une philosophie agnostique modifie la prise en compte des derniers instants de la vie et/ou permet l'émergence d'un nouveau type de rites et cérémonies.
La nature du rituel varie selon l'époque, le statut social du défunt, les croyances d'une société, les conditions du décès et parfois selon la volonté du défunt.
L'étude rétrospective des rituels funéraires par les indices laissés dans les tombes, croisées avec d'autres éléments archéologiques, permet de délimiter l'aire géographique et parfois l'histoire de sociétés disparues.
De même l'ethnologie attache une grande importance à l'étude des rites funéraires, qui éclaire la compréhension des rapports entre les individus et avec le monde tels qu'ils le conçoivent.
Les funérailles et le deuil collectif sont aussi l'occasion de moments particuliers de sociabilité qui marquent l'histoire d'un groupe.
* Un moment clé - pour un individu ordinaire - est l'embaumement, la crémation ou l'enterrement (inhumation) et plus rarement l'immersion en mer, l'anthropophagie (vraie ou symbolique, avec par exemple la consommation des cendres du cadavre brûlé) ou l'offrande du cadavre (généralement découpé, comme chez les peuples de l'Himmalaya) aux vautours.
* Les personnages célèbres ont parfois droit à des funérailles "exceptionnelles". La nature de l'hommage ultime et collectif ainsi que la mise en scène de la cérémonie, et l'érection d'un monument laissé à la postérité, varient suivant les époques et les périodes. Il est arrivé qu'on sacrifie l'entourage du défunt à sa mort.
Suicide :
Le suicide (du latin sui caedere, se tuer soi-même) est l'acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. Dans le domaine médical, on parle aussi d’autolyse (du grec auto-, soi même, et -lyse destruction).
Pour considérer qu'on est en présence d’un suicide, la mort doit être l’intention de l’acte et non simplement une de ses conséquences. Un attentat-suicide, par exemple, sera considéré comme relevant plus d’une action terroriste ou d'un acte de martyrologie, selon la personne qui parle, que du suicide. Si le suicide a des conséquences légales, il doit être généralement prouvé qu’il y a eu intention et mort pour que l’acte soit qualifié de suicide selon la loi.
Thanatologie :
La thanatologie est l'étude de la mort. En médecine légale, elle est même l'études des cadavres.
Telle que définie par Louis-Vincent Thomas, son fondateur, la Thanatologie est le regroupement des savoirs philosophiques, théologiques et scientifiques qui parlent de la mort.
Son étude est divisée en trois parties : "La mort, sa nature, ses causes et son origine, ses modalités. Le mourir et le mourant, le vécu de la mort, pour les mourants et les leurs, le droit à la mort s'il existe (euthanasie, suicide), les manières de bien mourir. L'après-mort, c'est-à-dire : les techniques de gestion du cadavre (inhumation, crémation, manducation partielle, abandon rituel); les rites funéraires avec leur cortège de symboles ; les actes de commémoration ; les pratiques du deuil ; enfin, l'eschatologie : mort définitive, résurrection, réincarnation, ancestralité".